Maintenant que les esprits se sont apaisés, il est enfin possib
Colombéraines, Colombiérains,
Maintenant que les esprits se sont
apaisés, il est enfin possible d’aborder objectivement
certains sujets essentiels pour l’avenir de notre village.
Ces sujets ont trop souvent été
occultés par des débats visant les personnes et leur
prétendu caractère, ou cachés derrière
des peurs fantasmagoriques suscitées par les intentions
prêtées au chef de la liste "Alternative
Colombiers".
Parmi ces sujets oubliés il y a
l’intercommunalité.
Le vrai débat n’était
pas de savoir si Colombiers devait rester dans LA DOMITIENNE. La
vraie question était : quel rôle pourra encore
jouer LA DOMITIENNE dans le cadre du SCOT mis en place par le
Syndicat mixte auquel LA DOMITIENNE appartient.
Accessoirement cette interrogation pose
même une autre question : LA DOMITIENNE existera-t-elle
encore dans 3 ans ?
Le SCOT, abréviation pour Schéma
de COhérence Territoriale est une innovation de la loi SRU
votée le 13 décembre 2000. Son but est d’harmoniser
et de coordonner les projets de développement des diverses
communes ou communauté de communes appartenant à la
même aire urbaine.
Tout le monde ressent le besoin d’une
telle organisation. Tout ce qui se décide dans une commune a
nécessairement des conséquences sur la vie des
habitants de la commune voisine.
Prenons des exemples concrets : la
création d’un très important lotissement à
Montady, comme cela était prévu, aurait eu
obligatoirement des conséquences sur la circulation dans
Colombiers.
Autre exemple, l’implantation de la
grande surface de bricolage sur la zone de Cantegals, dépendant
de LA DOMITIENNE, n’a été possible qu’en raison de
la proximité de la ville de Béziers. Car la seule
clientèle des villages voisins ne suffirait pas à
rentabiliser un tel magasin. Certains se sont imaginés que
nous avions obtenu cette implantation contre Béziers !
Non ! Nous l’avons obtenu grâce à la proximité
de la ville de Béziers. Epiloguer ensuite sur une prétendue
rivalité entre Béziers et La Domitienne pour obtenir
l’implantation de cette grande surface est sans objet pour deux
raisons :
Quoi de plus naturel, si on songe ne
serait-ce qu’aux problèmes de circulation liés au
développement de la zone commerciale de Cantegals. Les
Colombièrains pensent, bien sûr, aux commodités
que ces nouveaux commerces vont leur apporter. Mais il faut aussi
imaginer le flux de circulation que ces magasins vont générer.
Les clients qui vont venir de Capestang, Puisserguier, Maureilhan,
Montady, vont traverser notre village et ils emprunteront tous le
pont sur le canal ! Il va y avoir de graves problèmes à
résoudre. Cela montre bien la nécessité
d’insérer toute implantation commerciale dans le cadre d’un
schéma cohérent. Et ce schéma c’est le SCOT du
Biterrois.
Car, par la volonté de notre
maire, au travers de LA DOMITIENNE, nous sommes membre du Syndicat
Mixte chargé de l’élaboration et du suivi du SCOT du
Biterrois.
Nous disons par la volonté de
notre maire, parce que la loi SRU constitue une forte invitation à
élaborer un SCOT dans les agglomérations, mais elle
n’impose pas l’obligation aux EPCI (établissements publics
de coopération intercommunale) d’y adhérer.
Ce choix a été fait pour
les Colombièrains, sans doute pour leur bien, mais pourquoi ne
pas le leur avoir expliqué ?
Pourquoi ne pas avoir dit pendant la
campagne que nous étions désormais intégrés
dans un vaste ensemble de 87 communes regroupant 217.000 habitants
sur un territoire de 205.000 hectares s’étendant de Faugères
au Nord à Valras au Sud et de Assignan à l’Ouest,
jusqu’à Montagnac à l’Est !
Mais amuser les gens avec des bétises,
évite d’avoir à leur parler de l’avenir !
L’avenir c’est la mise en place
progressive d’un schéma de cohérence territoriale sur
les 87 communes du SCOT du Biterrois. Dans ces communes, rien ne
pourra se décider qui irait à l’encontre des
dispositions du SCOT, que ce soit en matière d’urbanisme, de
carte communale, des programmes locaux d’habitat, des plans de
déplacement urbains ou des projets de développement
commercial.
Le SCOT, il est vrai, respecte le
principe de subsidiarité qui permettra de continuer de traiter
au niveau communal ce qui ne peut être transféré
au niveau supérieur. En clair le maire s’occupera toujours
des mariages et des enterrements !
Connaissant cette évolution on
ne peut que se demander à quoi servira notre grande mairie ?
Mais la mise en place du SCOT ne se
fera que de façon progressive. Il était donc encore
possible de faire évoluer COLOMBIERS dans le cadre d’une
relative autonomie avant que les dispositions du SCOT ne deviennent
contraignantes.
C’est la raison pour laquelle notre
équipe tenait à profiter des six prochaines années
pour doter notre village d’infrastructures qui sont nécessaires
mais dont, à l’avenir, la mise en place dépendra d’un
schéma général élaboré par une
instance où nous ne pèserons pas lourd. Que
représentent les 2.900 habitants de Colombiers face aux
217.000 habitants du Biterrois ?
Actuellement, personne ne nous
demandait de sacrifier les stades pour y construire des HLM. Par
contre, une fois les stades disparus, il sera très difficile
d’obtenir la création d’autres espaces sportifs. Un tel
investissement sera examiné, dans l’avenir, dans le cadre
d’un schéma directeur où Colombiers ne sera plus
qu’un secteur d’un vaste ensemble.
Ce sera très difficile de
rattraper ce qui a été perdu mais, bien sûr, pas
impossible. Il faudra simplement se battre. Et nous nous battrons !
Parce que nous entendons bien gagner en 2014 !
Cela ne veut pas dire que nous
attendrons tranquillement la prochaine élection !
Car même si cela semble être
oublié de notre maire, la concertation, ça existe !
Et puisque par sa volonté nous adhérons au SCOT du
Biterrois, nous saurons lui rappeler en temps utile que l’article
300-2 de la loi dite loi SRU institue une véritable
concertation.
Citons cet article, pour que tout soit
clair
« Le conseil municipal ou
l’organe délibérant de l’établissement
public de coopération intercommunale délibère
sur les objectifs poursuivis et sur les modalités d’une
concertation associant, pendant toute la durée d’élaboration
du projet, les habitants, les associations locales et les autres
personnes concernées dont les représentants de la
profession agricole, avant toute élaboration ou révision
du schéma de cohérence territoriale ».
Alors nous avons du pain sur la
planche. Et plus que jamais nous avons besoin de votre soutien !
Les Colombiérains ont choisi
démocratiquement leur maire. Le score est sans équivoque.
Mais cela ne signifie pas que les Colombiérains doivent se
taire pendant six ans. Le monde bouge, Colombiers bouge et ses
habitants doivent pouvoir s’exprimer. Nous continuons d’exister
comme structure de concertation et si besoin est comme force
d’opposition.
Henri CARREZ