Colombiérains, Colombiéraines, Mes chers amis,
Votre Blog préféré va vous raconter une de ces petites histoires Colombiéraine, qui animent les conversations des habitants de notre charmant petit village...
C'est l'histoire d'une famille qui vivait tranquillement dans sa jolie petite maison, située dans une impasse fort sympathique et surtout fort paisible de Colombiers.
Au fond de cette impasse se trouvait une ancienne cave à vin en ruine que plus personne ne fréquentait depuis bien longtemps, nos sympathiques Colombiérains avaient donc aménagé leur impasse en y plantant notamment un magnifique palmier et en aménageant le devant de leur maison.
Mais comme une bonne photo vaut toujours mieux qu'un long discours voyez vous même ci-dessous.
Cliquez sur la Photo pour l'agrandir.
Le portail gris au fond de l'impasse c'est l'entrée arrière de la mairie...
Hors un jour le Maire de Colombiers décida que décidément son bureau était devenu trop petit et racheta la vieille cave en ruine, pour s'y faire une Mairie avec un grand bureau digne de lui.
Si l'entrée principale de cette "magnifique maison commune" comme Monsieur le Maire appelle son bureau, ne pose pas de problème, l'entrée des artistes elle pose un sérieux problème !
En effet dans son projet notre premier magistrat avait prévu, une entrée par derrière d'une part parce que les services techniques de la ville sont situés derrière la mairie, et d'autre part parce que tout simplement c'est l'entrée réservée à Monsieur le Maire et à sa grosse limousine.
Seulement voilà, si l'idée de faire une entrée sur l'arrière de la mairie pouvait être bonne, il n'a pas été pris en compte le fait que la Mairie actuelle se situe plus bas que le niveau de l'impasse !
Pourtant les architectes nous ont coûté bien cher !
Regardez sur les photos ci-dessous vous verrez que la différence de niveau est assez conséquente...
Notre premier magistrat jamais à cours d'idée a tout simplement eu un éclair de génie:
Décaisser l'impasse pour mettre la mairie au même niveau que celle-ci...
Seulement voilà, il y a des gens qui habitent là et ils n'ont pas envie, mais alors pas envie du tout de se retrouver avec une chaussée 1 mètre en dessous du niveau actuel, avouez qu'une échelle pour rentrer chez soit c'est pas terrible ! (surtout avec les sacs de courses !) Et pour rentrer la voiture au garage, à moins de posséder un char d'assaut de type Leclerc pas pratique de faire sauter un trottoir d'un mètre à une paisible berline !
Nos Colombiérains ont alors commencé à se fâcher, d'autant que notre premier magistrat sûr de son bon droit ne voulait rien entendre !
Il a même sommé les habitants d'arracher le magnifique palmier qui doit certainement faire de l'ombre à sa belle berline, à moins qu'il ne soit tout simplement allergique aux palmiers...
Pour bien montrer qui est le Maître, le Seigneur municipal a fait apposer un panneau interdiction de stationner dans l'impasse ! Non mais des fois il ne va tout de même pas accepter de voir des manants garer leur charrette dans son impasse !
La force publique a été requise, la menace est claire, si vous vous garez dans l'impasse c'est le PV...
Non mais des fois !
Ces braves gens sont donc venu nous trouver et nous ont expliqué leur mésaventure, après une petite recherche au service du cadastre, nous nous sommes aperçu que cette impasse, n'était pas la propriété pleine et entière de la commune comme le prétendait monsieur le Maire, mais qu'elle était détenue pour 1/3 seulement par la commune et les deux autres tiers par les propriétaires privés habitants l'impasse !
Aille là ça se gâte sérieusement ! Comment une municipalité peut elle apposer un panneau interdiction de stationner sur une voie qui ne lui appartient pas ? Quelle serait la légalité d'un procès verbal si d'aventure il était contesté devant les tribunaux ?
Il y a fort à parier que le magistrat retiendrai l'abus de pouvoir et annulerai les PV.
En effet il est impossible de vous interdire de stationner.................Chez vous !
Que la commune qui possède 1/3 seulement de l'impasse souhaite disposer d'un droit de passage, cela semble normal et logique, mais que celle-ci veuille régenter tout dans cette voie privée, dont elle n'est que la copropriétaire est une tout autre histoire.
Voilà encore une affaire qui aurait pu se régler à l'amiable autour d'un verre, et qui va une fois de plus, se terminer en longs et coûteux procès qui rajoutera encore un peu plus au coût de cette "Magnifique Maison Commune "...
Patrick GONTARD
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